Thierry LE TURDU
Thérapeute

Le Thérapeute : portrait

Mon premier contact avec la psychothérapie remonte à 30 ans en arrière. Souffrant alors de dépression sévère, mon médecin de l’époque m’a fait comprendre que si le soin médicamenteux qu’il me prescrivait guérirait sans nul doute l’aspect biologique de la dépression, son aspect psychologique méritait, lui, d’être pris en charge d’une manière appropriée. En clair, mon médecin m’encourageait à “aller voir quelqu’un”. J’y pensais depuis des années, mais pour les mentalités de l’époque, “voir un psy” c’était pour les malades ...

Heureusement, aujourd’hui, le psy n’est plus réservé aux malades ! Ce n’est plus un tabou. De fait, le monde exigeant, globalisé, hyper-connecté, règne de l’immédiateté et de la promesse d’excellence que l’Homme a imaginé et rendu possible, est aussi devenu la principale source de ses souffrances. De sa souffrance morale en particulier : isolement, malaise existentiel diffus, sentiment de ne pas être à la hauteur, de dévalorisation, de vacuité, impression de négation des valeurs individuelles au profit des nouveaux diktats populaires, burn-out, bore-out, sentiment de ne plus s’appartenir, d’enfermement, sentiment d’être bloqué, d’être submergé par une émotion ou un fonctionnement invalidant, et de ne plus avoir les ressources pour aller mieux, ... Autant de causes et de symptômes qui peuvent, de nos jours, justifier une démarche thérapeutique.

Il y a 30 ans, il m’a fallu beaucoup de courage pour prendre mon premier rendez-vous et m’y rendre. Et c’est pourtant la meilleure chose que j’ai faite pour moi de toute ma vie ! Après une dizaine de rendez-vous avec ma psychothérapeute, s’étalant sur quelques mois, je m’étais sorti de l’ornière dans laquelle j’étais, et je faisais prendre à ma vie une nouvelle tournure, des manières adaptées à sa poursuite. Ce n’est pas de la magie, simplement le résultat d’un travail que j’ai pu faire parce que j’ai été remarquablement considéré, questionné, aidé, accompagné, soutenu, porté, encadré par ma psy. Et surtout : autonomisé.

Consulter reste encore aujourd’hui une démarche intelligente, lucide, humble et courageuse. Intelligente, parce que ce n’est pas forcément la première chose qui vient à l’esprit. Lucide : décider de consulter, c’est s’avouer que quelque chose ne tourne pas rond, ou pourrait sans doute aller mieux. Humble, car demander de l’aide, c’est reconnaître qu’on ne sait pas encore faire tout seul, et qu’on a besoin d’apprendre. Et enfin courageuse, parce qu’il est plus facile de ne pas changer que de changer ; il faut du courage pour décider de changer et pour le faire.

Milton Erickson disait : “être thérapeute, c’est être un contexte de changement”. Cette définition me convient très bien. J’offre à mes clients une opportunité de changement, un accompagnement vers l’autonomie. Chaque être est un spécialiste de sa vie, de ses problèmes - et de fait, même si elles sont parfois bien cachées, de ses solutions.

Thérapeute, je suis spécialiste de la prise en charge de la souffrance morale, et des processus qui conduisent au changement. Chaque être est unique, et, partant, chacun de mes accompagnements l’est aussi. Tous vont dans le sens de l’autonomisation du Client, dans le respect de son écologie personnelle et de sa temporalité. Sur ce chemin, je m’engage à être pleinement à ses côtés, parfois juste devant, parfois juste derrière. Toujours à ma place, pour qu’il puisse (enfin) trouver la sienne.

-TLT